24/08/2026

Choisir où implanter sa biotech, c'est bien plus que choisir une adresse. C'est décider de l'accès aux talents, de la proximité des partenaires cliniques et académiques, et de la capacité à faire évoluer ses surfaces au rythme de sa croissance. Chez LAB 116, nous rencontrons chaque semaine des fondateurs et des dirigeants qui se posent cette question. Voici le panorama que nous partageons avec eux : les critères qui comptent vraiment, les grands écosystèmes franciliens, et ce qui change aujourd'hui dans le sud parisien.
1. Les critères d'implantation d'une biotech
Trois facteurs structurent une décision d'implantation réussie.
La qualité des espaces. Une biotech a besoin de laboratoires conformes aux niveaux de biosécurité L1/L2 (BSL-1/BSL-2), d'infrastructures techniques dimensionnées — CVC, fluides, gestion des déchets — et de surfaces modulables capables de suivre les phases de croissance : de l'équipe fondatrice de 5 personnes au plateau R&D de 50 collaborateurs. Les bâtiments « plug-and-play », livrés avec les équipements de base opérationnels, réduisent le time-to-lab de plusieurs mois et libèrent le capital pour ce qui compte : la recherche.
La proximité de l'écosystème scientifique. L'accès aux plateformes techniques — l'Île-de-France en recense environ 350 selon l'Institut Paris Région — aux hôpitaux, aux équipes académiques et aux partenaires industriels détermine la vitesse des collaborations, des essais et des recrutements. Les mètres carrés comptent ; l'écosystème qui les entoure compte tout autant.
L'accessibilité pour les talents. L'attraction et la rétention des talents figurent en tête des priorités des dirigeants Life Sciences. Un site connecté au réseau de transport métropolitain élargit mécaniquement le bassin de recrutement et facilite les échanges avec les partenaires, les investisseurs et les clients. Vos futurs collaborateurs choisissent aussi leur trajet.
2. Les grands pôles Life Sciences en Île-de-France
Selon l'étude publiée par l'Institut Paris Région et Medicen Paris Région (janvier 2025), l'offre de surfaces commercialisables dédiées aux sciences de la vie — laboratoires L1/L2, bureaux et espaces mutualisés — atteignait 108 000 m² en 2024 en Île-de-France. Cette même étude projette un doublement de l'offre vers 250 000 m² fin 2026, puis un dépassement des 300 000 m² à l'horizon 2030. Cette dynamique se concentre dans le sud francilien : Val-de-Marne, Essonne et Paris intra-muros.
Quatre pôles structurent le paysage :
Le plateau de Saclay. Porté par l'Université Paris-Saclay et une forte densité d'écoles d'ingénieurs et de centres de recherche, le plateau attire les entreprises deeptech et les projets à forte composante académique. Son atout majeur : la masse critique scientifique. Sa desserte en transport continue de se renforcer avec le Grand Paris Express.
Genopole (Évry-Courcouronnes). Premier biocluster historique français, spécialisé en génomique et biothérapies, Genopole offre un environnement éprouvé pour les jeunes entreprises de biotechnologie, avec des services d'accompagnement structurés depuis plus de vingt ans.
Paris intra-muros et les sites hospitaliers. Les incubateurs et pépinières parisiens, autour des hôpitaux et des instituts de recherche, conviennent parfaitement aux toutes premières phases : surfaces compactes, ancrage clinique immédiat. La suite du parcours conduit naturellement les entreprises vers des sites offrant davantage de surface et d'évolutivité.
Villejuif et le Campus Grand Parc. Le territoire le plus dynamique de cette génération : c'est là que se concentre une part majeure des nouvelles surfaces livrées entre 2025 et 2026, au contact direct du premier centre de lutte contre le cancer en Europe. C'est aussi le territoire que nous connaissons le mieux — LAB 116 y est implanté — et les lignes qui suivent expliquent pourquoi il attire autant.
3. Pourquoi Villejuif monte en puissance
Villejuif réunit aujourd'hui les trois critères d'implantation au sein d'un même territoire.
Un ancrage clinique et scientifique unique. L'Institut Gustave Roussy, premier centre de cancérologie en Europe, traite plus de 54 000 patients par an et concentre une expertise mondiale en oncologie, immunothérapie et essais cliniques. Pour une biotech, cette proximité signifie un accès facilité aux cliniciens, aux cohortes et aux collaborations translationnelles.
Une accessibilité transformée par le Grand Paris Express. La gare Villejuif – Gustave Roussy connecte le territoire à la ligne 14 — Châtelet en 15 minutes, l'aéroport d'Orly en quelques minutes — et accueillera la ligne 15, qui reliera La Défense en 25 minutes. Ce niveau de desserte place Villejuif au cœur du bassin de talents francilien.
Une dynamique d'implantation confirmée. Sanofi, Orano Med, One Biosciences, Valerio Therapeutics, Tychobio ou encore baCta ont choisi Villejuif sur la période 2025-2026. Cette concentration d'acteurs — des grands groupes pharmaceutiques aux start-ups en phase d'industrialisation — valide le territoire comme adresse stratégique de l'innovation santé et crée un effet d'entraînement pour les prochaines arrivées.
4. Le rôle du Campus Grand Parc, de Gustave Roussy et du PSCC
Le Campus Grand Parc, ZAC de 82 hectares au sud de Paris, organise cette montée en puissance. Il rassemble sur un même périmètre l'Institut Gustave Roussy, le Paris-Saclay Cancer Cluster (PSCC), l'Université Paris-Saclay, l'INSERM, le CNRS et une nouvelle génération d'immeubles scientifiques conçus pour les usages Life Sciences — dont LAB 116 fait partie.
Le PSCC, soutenu par le plan France 2030, joue un rôle d'accélérateur : depuis 2023, il a accompagné près de 80 projets qui ont levé plus de 200 millions d'euros, et vise 100 000 m² de laboratoires et bureaux à l'horizon 2032. Pour une entreprise implantée sur le campus, cela se traduit concrètement par un accès aux services mutualisés, aux données cliniques, aux programmes d'accompagnement et à un réseau d'investisseurs spécialisés.
Cette combinaison — centre clinique de rang mondial, cluster structuré, université de recherche, transport métropolitain — forme un écosystème complet, du concept scientifique à l'accès au patient. C'est précisément ce que recherchent les biotechs en phase de considération : un territoire où chaque partenaire clé se trouve à quelques minutes à pied.
5. Comment aborder votre décision d'implantation
Au terme de ce panorama, notre conseil aux équipes qui comparent les territoires tient en trois questions simples :
Où seront vos partenaires clés dans trois ans ? Une implantation se juge sur la durée. Les collaborations cliniques, les recrutements et les levées de fonds s'accélèrent quand l'écosystème est à portée de main plutôt qu'à une heure de trajet.
Vos surfaces pourront-elles suivre votre croissance ? Passer de 250 m² à 1 000 m² au sein du même bâtiment évite un déménagement — c'est-à-dire des mois de perte opérationnelle et de revalidation des installations. La modularité est un critère de sélection à part entière, à vérifier dès la première visite.
Vos talents viendront-ils travailler chez vous ? Testez concrètement les temps de trajet depuis les principaux bassins de vie franciliens. Un site connecté aux lignes 14 et 15 change radicalement l'équation de recrutement.
Ces trois questions départagent les territoires plus sûrement que n'importe quel tableau comparatif. Et dans le paysage francilien actuel, Villejuif et le Campus Grand Parc y répondent avec une force particulière.
Vous étudiez une implantation en Île-de-France ?
Chez LAB 116, au cœur du Campus Grand Parc, nous accueillons les entreprises des sciences de la vie dans 7 000 m² d'espaces modulables dès 250 m² : laboratoires L1/L2, bureaux connectés et salle blanche de 580 m², à 4 minutes à pied de la gare Villejuif – Gustave Roussy.
Si vous souhaitez approfondir votre réflexion, échanger sur vos besoins techniques ou simplement découvrir le campus, notre équipe est à votre disposition.
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